Dans la ville de Guilin (région autonome du Guangxi, en Chine), en plein mois d’aout, la chaleur et la torpeur de la journée est souvent très lourde à supporter. C’est pourquoi, quand le soir est venu et que les écoliers ont terminés leur journée les familles, les enfants et les jeunes couples viennent se rafraichir au bord (et dans) la large rivière.
Au petit matin, à Guilin dans le Guangxi, ces vieilles femmes chinoises se retrouvent au parc. C’est d’une part un bon moyen de profiter de la fraicheur matinale mais aussi et surtout … de papoter !
Je ne peux m’empêcher, avec mon regard d’occidental, d’imaginer l’océan historique que ces femmes ont traversé. Sans doute nées aux alentour de la proclamation de la République Populaire de Chine, elles ont connue le premier plan quinquennal, le Grand Bond en avant de 1958, la terrible famine qui s’en suivit (20 à 50 millions de morts), la Révolution culturelle de 1966 (400 000 à 1 million de morts sans parler des sévices subis) jusqu’à la transformation des années 80 insufflée par Zhou Enlai et opérée par Deng Xiaoping. Sans même parler de la révolte étudiante de 89.
Tout cela pour tenter d’expliquer le vertige qui me prend quand le tente de comprendre comment l’être humain peut traverser tant de choses dures et finir par rire gaiement, assis sur un banc au petit matin.
A Guilin, province du Guangxi en Chine. Une chaleur étouffante et une humidité très forte règnent sur la ville tout au long de la journée. Le soir venu, les familles viennent se détendre au bord du fleuve. Les enfants s’amusent à courir et à nager tandis que les adultes se rafraichissent simplement les pieds en les trempant dans l’eau.







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