Sur le chemin du retour de l’école, le long d’un étang dans la ville de Heifei par un temps chaud, humide et terriblement ensoleillé.
Si en occident les gents se pressent de s’exposer au soleil afin d’y parfaire leur bronzage il n’en est pas du tout de même en Chine. Bien au contraire. Quand on vend ici des crèmes auto-bronzantes, l’effort est totalement inverse là bas, on y achète des crèmes blanchissantes.
Pour la même raison, dès que le soleil resurgit, les parapluies refont leur apparition dans les rues.
Il y a en Chine un phénomène assez intrigant pour moi : l’obsession de l’aide à la naissance. A la télé, dans les journaux, partout, il y a des pubs pour des cliniques qui aident les couples à avoir un enfant. Dès qu’ils sont en couple, beaucoup de chinois entame une période de stress intense : il faut avoir un enfant ! Est-ce qu’on va y arriver ?
C’est une sorte de stress collectif qui touche principalement les nouvelles classes moyennes.
L’affiche sur cette photo est justement une pub pour ce genre de cliniques. Et c’est donc cette angoisse de société que j’ai voulu faire transparaitre ici …
Evidement, la Chine est devenu le sujet préféré des économistes de tout poil. Néolibéraux et chantres de la mondialisation en tête. En un sens ils ont bien sur raison … En 2010, année de crise, cette croissance a malgré tout augmenté passant de 10,7% à 11,9%. De quoi faire rêver nos vieux pays. On nous parle du siècle de la Chine. Certainement à raison. Cependant, beaucoup souffrent de cette croissance qui a rendu les campagnes plus pauvres qu’auparavant et qui les a détruites écologiquement.
Il n’est pas question pour moi de remettre en cause la politique de ce pays. Ce serait ridicule de ma part bien évidemment. Juste l’idée que l’on peut continuer de garder un regard humain sur une planète qui raisonne peut être un peu trop en termes de chiffres.
Les villes chinoises, gigantesques et en perpétuelle construction font largement appel aux ouvriers venant des campagnes reculées. Cette main d’œuvre a pour principal intérêt d’être très peu chère, corvéable et mobile.
De plus, une loi interdit à ces travailleurs de s’installer durablement en ville. Ils doivent laisser leur famille dans leur village d’origine et, une fois leur travail accompli (souvent plusieurs années), y retourner. Cette loi ayant avant tout pour but de limiter l’exode rurale qui ne manquerait pas de surpeupler des villes qui suffoquent déjà.
Économiquement cela pose le problème d’une main d’œuvre inactive grossissante car ces ouvriers, une fois qu’ils ont passé plusieurs années à travailler en ville, ne sont plus qualifiés pour les travaux en campagne.
Lors d’une balade dans les rues de Hefei (Anhui, Chine), me voyant me balader avec mon appareil photo, ce travailleur me demanda de le prendre en photo avec un air jovial.










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