Quand le langage politique, lissé par les professionnels de la communication, n’est plus l’écho de ce que ressent le peuple. Quand les mots ne sont plus que des valises vides et que les idées sont reléguées à un simple fond de commerce électoral. Quand le vote souverain du peuple est balayé au nom de principes technocratiques.
Quand l’humain est rabaissé à l’échelon d’entité de production par une machine devenue sans frontières, sans foi et sans morale autre que celle du marché. Quand les nouvelles aristocraties n’ont plus de patries mais qu’elles se partagent un monde où les seules institutions valables sont mercantiles.
Quand les plus beaux idéaux, la promesse d’un monde uni ou d’une Europe réconciliée, sont détournés afin de garantir la suprématie d’une nouvelle oligarchie financière.
Quand les plus haut dignitaires, enfin, affichent un luxe ostentatoire qui jure avec la situation réelle du peuple et les aspirations de sa patrie.
« Les républiques finissent par le luxe ; les monarchies par la pauvreté. » (Montesquieu)







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